Invités festival Paroles Indigo

édition 2021

Chantal Ahounou

Professeure d’histoire et géographie, docteure en histoire, j’ai consacré mes recherches aux impacts de l’Apartheid dans l’éducation des jeunesses africaines en Afrique du Sud entre 1948 et 1990. C’est par la littérature que tout a débuté. J’avais alors 16 ans, je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai découvert le roman, une saison blanche sèche d’André Brink. Une rencontre fondamentale avec un auteur, un livre. Mais c’est aussi le début d’une passion pour ce pays : l’Afrique du Sud. C’est à ce moment précis que débute mon engagement politique. C’est à cette période que je décide, j’en suis sûre aujourd’hui, de m’engager dans la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et toutes les formes de discriminations. Pendant mes années doctorales, j’ai flané, marché dans la rue des Ecoles à la recherche d’ouvrages historiques pouvant alimenter mes recherches.

Et par hasard, dans la librairie l’Harmattan, j’ai rencontré Isabelle Grémillet pour la première fois. Je la remercie vivement de m’avoir guidé dans les sous-sols de ce lieu si précieux pour moi à l’époque. Depuis quelques années, je suis adjointe au maire sur la ville de Sarcelles et je continue à me nourrir jour après jour de mes passions pour l’histoire et la littérature car ces deux disciplines sont intimement liées. Lorsqu’ Isabelle Grémillet m’a proposé de devenir marraine de l’African Bock Truck aux côtés de Soro Solo, j’ai accepté avec enthousiasme. J’ai été séduite par ce camion si joliment peint comme au Sénégal. Cette librairie nomade m’a remémoré mon enfance. Aujourd’hui, ce formidable outil répond aussi à mes préoccupations immédiates qui consistent à favoriser la lecture et son épanouissement auprès de la jeunesse, à créer des ponts entre toutes les cultures et enfin montrer la diversité de la création africaine. C’est peut-être une des réponses après le sommet Afrique-France : Partager un patrimoine commun et participer à sa transmission.